C'est dimanche. Laou, homme de bien, a invité ses amis à partager
le cochon qu'il vient de tuer.

La fête bat son plein et voici qu'un invité de dernière minute se présente.

Laou l'invite, malgré son aspect misérable, à partager le repas.

La fête finie, tout le monde part ; seul reste le pauvre hère qui n'a rien mangé.

Alors seulement, il relève la tête et découvre un crâne de mort. Sous ses haillons pendent des lambeaux de chair pourrie et, surtout, il dégage une odeur insupportable.

C'est moi l'Ankou, je suis venu te dire que dans huit jours je viendrai te chercher.

La semaine suivante, Laou mourrait, après avoir partagé ses biens et s'être mis en règle avec Dieu.

L'Ankou, (la mort) est représenté de manière réaliste à Ploumilliau (photo). On le retrouve également sculpté dans la pierre de nombreux ossuaires de Bretagne.